Le volume ne se lit jamais seul
Un volume de cent mille titres n'est ni élevé ni faible dans l'absolu : tout dépend de ce que la valeur traite habituellement. Sur une grande capitalisation, c'est une séance ordinaire ; sur une valeur dormante, c'est un événement.
C'est pourquoi le volume du jour est affiché à côté d'un volume moyen, calculé ici sur environ trois mois de séances. Les deux sont exprimés dans la même unité, parce que des unités différentes rendraient le rapport entre eux illisible — et ce rapport est précisément la lecture.
Sous vingt séances d'historique, aucun volume moyen n'est calculé. Une moyenne sur trois séances n'est pas une moyenne, c'est un chiffre qui a l'air d'en être une.
Le volume valide un mouvement
Une hausse de cours accompagnée d'un volume nettement supérieur à la moyenne traduit un engagement réel : beaucoup d'intervenants ont changé d'avis en même temps. La même hausse sur un volume dérisoire traduit souvent qu'un ordre a balayé un carnet vide.
Cette distinction compte davantage sur une petite cote que sur un grand marché. Quand quelques milliers de dirhams suffisent à déplacer un cours de plusieurs pour cent, la variation affichée peut n'avoir aucune signification collective, et le volume est le seul champ qui permette de s'en apercevoir.
Un pic de volume sans mouvement de cours est également une information : beaucoup de titres ont changé de mains sans que le prix bouge, ce qui signale un vendeur important absorbé par le marché, ou l'inverse.
Le plus haut et le plus bas 52 semaines
L'intervalle 52 semaines donne les extrêmes atteints sur l'année écoulée, et la position du cours à l'intérieur de cet intervalle. C'est un repère immédiat : près du haut, le titre est à son meilleur niveau depuis un an ; près du bas, à son plus mauvais.
Ici, l'intervalle est calculé sur les clôtures des deux cent cinquante dernières séances, à l'exclusion de la séance du jour. Cette exclusion n'est pas un détail : elle fait qu'un nouveau plus haut signifie que le cours a dépassé tout ce qui le précédait. Si la séance du jour était incluse, le cours serait comparé à lui-même et toucherait son plus haut en permanence.
Sous vingt séances d'historique, l'intervalle n'est pas calculé — un plus haut annuel sur un mois de cotation n'en est pas un.
Comment lire la position dans l'intervalle
Un cours proche de son plus haut annuel se lit de deux façons opposées selon l'école : comme la confirmation d'une tendance, ou comme un niveau où les vendeurs reviennent. Aucune des deux n'est mécaniquement vraie, et l'intervalle ne tranche pas.
Ce qu'il apporte est un contexte que le cours du jour ne donne pas. Une hausse de 3 % n'a pas le même sens selon qu'elle ramène le titre au milieu de son intervalle ou qu'elle le pousse au-delà de son plus haut de l'année. Sur ce site, les deux intervalles — celui de la séance et celui des 52 semaines — sont découpés par des repères, parce qu'une position sur une barre nue ne se convertit pas en fraction à l'œil nu.
Enfin, les alertes de franchissement de plus haut ou de plus bas 52 semaines n'ont pas de valeur à saisir : le seuil est l'historique de la valeur elle-même, et il se déplace à chaque séance.