Le cours et la variation
Le cours est le prix de la dernière transaction. La variation en pourcentage le compare au cours de clôture de la séance précédente — pas à l'ouverture du jour, ce qui est l'erreur la plus fréquente. Un titre qui a ouvert en forte hausse puis reculé toute la journée peut afficher une variation positive alors qu'il baisse depuis le matin.
La référence de comparaison est donc toujours une clôture. C'est ce qui rend les variations comparables entre valeurs : toutes se mesurent sur le même point de départ, même si certaines n'ont coté qu'une fois dans la journée.
Quand une valeur n'a pas traité, il n'y a pas de nouveau cours à comparer. Sa variation est nulle, mais au sens de « non mesurée » plutôt que de « stable ». C'est une distinction qui se retrouve partout dans l'analyse : une absence de mouvement et une absence de mesure ne se lisent pas de la même façon.
Ouverture, plus haut, plus bas
L'ouverture est le premier cours de la séance, le plus haut et le plus bas les extrêmes atteints depuis. Ensemble, ils décrivent l'amplitude de la journée, ce que le seul cours de clôture ne dit pas.
Deux séances peuvent finir sur la même variation avec des profils opposés : l'une ayant monté régulièrement, l'autre ayant chuté puis tout repris. L'écart entre le plus haut et le plus bas distingue les deux, et un écart large sur un volume faible signale souvent une valeur peu liquide où quelques ordres suffisent à déplacer le prix.
Le volume et la quantité
Le volume est le nombre de titres échangés dans la séance ; la valeur échangée est ce que cela représente en dirhams. Le second chiffre est le plus parlant pour comparer des valeurs entre elles, parce qu'un million de titres à 10 dirhams et dix mille titres à 1 000 dirhams ne mobilisent pas le même capital.
Le volume sert de validation. Un mouvement de cours sur un volume élevé traduit un désaccord tranché entre acheteurs et vendeurs ; le même mouvement sur quelques transactions ne traduit souvent qu'un ordre isolé. C'est la raison pour laquelle le volume moyen, calculé sur plusieurs mois, figure à côté du volume du jour : seul le rapport entre les deux a un sens.
Force acheteur et force vendeur
Ces deux pourcentages décrivent la répartition des quantités du carnet entre le côté acheteur et le côté vendeur. Une force acheteur élevée signifie qu'il y a, à cet instant, davantage de titres demandés que de titres offerts.
C'est une photographie, pas une tendance : le carnet se vide et se remplit en permanence, et un déséquilibre peut s'inverser en quelques minutes. Il faut aussi se méfier de la lecture par défaut — quand rien n'a traité, le rapport est à l'équilibre parce qu'il n'y a rien à mesurer, pas parce que les deux camps s'équilibrent. Sur ce site, ce cas affiche un tiret plutôt qu'une barre à 50 %, pour cette raison exactement.
Ce que la cotation ne dit pas
Aucun de ces champs ne dit si le titre est cher. Ils décrivent une séance, pas une entreprise : pour savoir ce que le prix représente, il faut le rapporter aux comptes publiés, ce qui est l'objet des ratios de valorisation.
Ils ne disent rien non plus du risque. Une séance calme ne signifie pas une valeur stable, et une forte hausse ne signifie pas une tendance. Ces lectures-là demandent un historique : la variation sur un mois, l'écart au plus haut de l'année, le bêta par rapport au marché.