Le principe
Les membres se prononcent sur un horizon — la semaine ou le mois à venir — en choisissant un intervalle de pourcentage plutôt qu'une simple direction. Sept intervalles couvrent l'échelle, du fortement baissier au fortement haussier, avec une bande centrale pour les mouvements négligeables.
Un intervalle plutôt qu'un sens, parce que « haussier » recouvre aussi bien une hausse d'un demi-point qu'une hausse de dix. Avec sept segments, la répartition des votes a une forme : un consensus modéré et une communauté partagée entre deux extrêmes ne se ressemblent pas, alors qu'ils donneraient la même réponse sur une échelle à trois positions.
Les bornes de l'échelle mensuelle sont plus larges que celles de l'échelle hebdomadaire, et elles ont été fixées sur la distribution réelle des mouvements mensuels de la cote plutôt que choisies. Une échelle qui s'arrête trop tôt entasse une grande partie des cas dans son segment extrême et perd toute la résolution qu'elle était censée apporter.
La fenêtre de vote
Le vote ouvre peu avant le début de la période concernée et se ferme dans ses toutes premières séances. Ce calendrier est délibéré : un sondage qui resterait ouvert jusqu'à la fin de la période demanderait aux derniers votants de constater plutôt que de prévoir.
La fermeture n'intervient pas au premier son de cloche, mais après une petite fraction de la période — assez pour laisser le temps de voter, assez tôt pour que l'essentiel du mouvement reste à venir. Les deux horizons appliquent la même proportion, de sorte qu'aucun des deux n'est plus avancé que l'autre au moment de la clôture.
Le pourcentage voté se mesure toujours contre la dernière clôture précédant le début de la période. Ce point de référence est résolu au moment de la lecture et non figé sur chaque vote : si tous les votants en emportaient une copie, une correction ultérieure d'une clôture donnerait à deux d'entre eux des références différentes et leurs votes cesseraient d'être comparables.
Ce qui est affiché, et à partir de combien de votes
Trois lectures sont produites, et chacune attend autant de votes que son affirmation le justifie. La barre de répartition par direction apparaît dès le premier vote : elle n'affirme qu'un partage. L'histogramme des sept intervalles, le consensus et la bande centrale attendent une dizaine de votes, parce qu'ils affirment une forme et qu'une poignée de votes répartis sur sept segments n'en a aucune.
Le cône de projection tracé sur le graphique de cours attend davantage encore. Il affirme un intervalle de prix, dessiné sur un axe de prix et visible par tout visiteur : c'est l'affirmation la plus forte de l'ensemble, elle demande donc le plus de votes.
Le consensus est la moyenne des centres des intervalles, pondérée par le nombre de votes. La bande est l'étendue couverte par la moitié centrale des votants. Les deux segments extrêmes sont bornés à leur propre limite : rien dans un vote « plus de 5 % » ne distingue 6 % de 20 %, et inventer une queue placerait le chiffre le plus spéculatif à l'endroit le plus large du cône.
Comment lire le cône, et ce que le sondage n'est pas
Le cône part du dernier cours traité et converge sur la cible des votants. Le pourcentage s'applique toujours à la clôture de référence et jamais au dernier cours : appliqué au dernier cours, il additionnerait le mouvement déjà effectué à celui qui est prévu, et dessinerait une arrivée que personne n'a votée.
Il en résulte un comportement qui surprend parfois : si le cours a déjà dépassé la cible de la communauté, le cône se resserre au lieu de s'élargir, et la ligne de consensus peut pencher à l'inverse du mouvement de la semaine. C'est la lecture correcte — elle dit que les votants attendent une fin de période en dessous du niveau actuel.
Il faut finir sur ce que cela n'est pas. Ce n'est pas une prévision, ce n'est pas un signal, et une communauté convaincue n'est pas une communauté qui a raison. Les sondages de sentiment sont utiles parce qu'ils décrivent l'état d'esprit d'un groupe à un instant donné — ce qui est une information en soi — et non parce qu'ils anticiperaient le marché.